blason
 
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BLASON DE BOURGOGNE
bourgogne
écartelé : au premier et au quatrième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée d'argent et de gueules, au deuxième et au troisième bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure de gueules
Le deuxième et le troisième sont aux armes de la race des ducs de Bourgogne capétiens fondée en 1032 par Robert I er le Vieux, petit-fils d'Hugues Capet et frère du roi Henri I er, et éteinte en 1361 avec Philippe de Rouvres. Le premier et le quatrième sont aux armes des ducs de la race des Valois, dont le premier fut en 1363 Philippe le Hardi, duc de Touraine, qui reçut de son père, le roi Jean II le Bon, la Bourgogne en apanage pour le récompenser de l'avoir bien défendu à la bataille de Poitiers en 1356.
 
BLASONS
courtenay
champignelle
Courtenay
Champignelles

ferteloupiere

La Ferté
chevillon bontin
Chevillon
Bontin
L'appartenance des Ormes au Duché de Bourgogne a été variable suivant les époques. Les armoiries témoignent des transmissions successives de cette province.

L'HISTOIRE DES ORMES

Les origines

Elle débute comme toute l'auréole du Bassin parisien ........ Le plateau des Ormes, dominant la vallée du Tholon de ses 229 mètres d'altitude est essentiellement composé d'argiles du crétacé, recelant parfois des ammonites. Très tôt la région fut peuplée, comme en témoignent d'abord les outils préhistoriques retrouvés aux alentours, de nombreuses traces d'exploitation gallo-romaines et celtes des ferriers en forme de tumulus (Bois du Vieux Frauville). L'exploitation locale de ces argiles rubéfiées favorisera la fabrication de briques et de tuiles : les Ormes font "géologiquement" partie de la Puisaye, et se trouvent proches du tracé de l'ancienne voie qui reliait Sens à Auxerre, que l'actuelle Nationale 6 épouse pratiquement.

De la Renaissance au XX° siècle

Du Moyen-Age à la Renaissance, l'histoire des Ormes se confond avec celle des terres de Bontin, en Bourgogne. Au XII° siècle, Bontin n'était qu'une simple ferme qui relevait de la seigneurie de Chevillon. Sa "frontière " avec Saint-Aubin est délimitée dès le Moyen-Age par des bornes que l'on attribue actuellement aux moines de Citeaux qui possédaient une abbaye. Ces bornes sont toutes numérotées et gravées de telle sorte que l'on peut les suivre sur tout le périmètre de la commune de Saint-Aubin. La terre de Bontin fut érigée en seigneurie en 1504, en devenant la part héréditaire de Louis de Courtenay, un des fils de Pierre 1er, seigneur de la Ferté-Loupière. C'est Charlotte de Courtenay (+ après 1555) qui fit construire une chapelle érigée par la suite en paroisse au XVII° siècle : l'église de la Nativité Notre-Dame. Son architecture, remarquable par la présence de deux absides en cul-de-four, la rend sans doute unique en France. La poursuite des travaux de restauration permettront de lever deux doutes subsistants : la date de construction de l'église grâce à la détermination dendro-chronologique des bois de charpente, et d'autre part la présence ou non de peintures murales, si souvent présentes dans les églises poyaudines.

La province fut réunie définitivement à la Couronne par le roi Louis XI en 1482 à la mort de Marie, fille et héritière de Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne, et épouse de Maximilien de Habsbourg, empereur germanique.
En 1152 Pierre de France, dernier fils de Louis VI le Gros épouse Isabelle de Courtenay qui, entre autres seigneuries, lui apporte celle de la Ferté-Loupière. Leur second fils, Robert de Courtenay recueille cette terre. Il est la tige des Courtenay, seigneurs de Bontin. En 1583 Anne de Courtenay épousera Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, le futur Sully.

 

Le village des Ormes conserva sa quiétude pendant de longues années, ponctuée par les foires aux moutons et aux paniers, et les pélerinages à saint Nicolas. On a retrouvé des pièces tombées des poches, comme celle qui date du roi Henri III, ou celles trouvées à Raloy, datées l'une du régime de Louis XVI, et pour la seconde de la Révolution.


  Sous l'Ancien Régime la paroisse des Ormes dépendait du diocèse de Sens et de la province d'Île-de-France et ressortissait au bailliage de Villeneuve-le-Roi. En 1790, érigée en commune, Les Ormes est rattachée au canton de La Ferté et au district de Joigny. À partir de 1801, elle est rattachée au canton d'Aillant et à l'arrondissement de Joigny ; depuis 1926, elle dépend de celui d'Auxerre.

NUMISMATIQUE ORMOISE
 
pieces pieces du champ de foire
pièce Henri III trouvée sur le champ de foire (recto-verso)
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  pieces raloy  
pièces XVII°
Foires
 

 

foirepanier

La foire aux paniers

 
 
  L'annuaire commercial de l'Yonne recense la foire du 31 mars et celle du 9 septembre qui faisait suite à la fête patronale de la Nativité de la Vierge le 8 septembre.  
     
 

En 1929, on comptait, en dehors des agriculteurs :
4 maîtres maçons
3 menuisiers
3 aubergistes
3 marchands de cochons
3 tenants de pressoir
2 sabotiers
2 bouchers
2 charrons
2 épiciers
2 huiliers
2 marchands de nouveautés
1 maréchal-ferrant
1 marchand de moutons
1 receveur-buraliste
1 charpentier
1 bourrelier
1 boulanger
1 marchand de tabac
1 tuilier
1 charpentier
1 tisserand

 
     
 
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